Raspberry Pi OS ajoute un dock d'icônes et un lanceur
Une option swaybg réduit la mémoire sur les cartes sous 2 Go, et le bureau labwc gagne un dock d'icônes optionnel, un lanceur avec recherche et un Control Centre.
3 min de lecture

Raspberry Pi a retravaillé le bureau de Raspberry Pi OS en ajoutant un dock d'icônes optionnel, un lanceur d'applications plein écran et un nouveau Control Centre. Le projet a annoncé ces changements le 15 septembre 2026, et Phoronix indique qu'ils arrivent avec la dernière image du système et les mises à jour de paquets.
Le cadrage compte autant que les fonctions. « Elles visent uniquement à donner aux utilisateurs qui souhaitent une expérience de bureau plus actuelle la possibilité d'en avoir une s'ils le veulent », dit l'annonce. Rien ici n'est imposé à une installation existante.
Ce qui est nouveau sur le bureau
Le dock est la vedette. Les icônes se réorganisent par glissement, se trient par ordre alphabétique et se regroupent en catégories de menu, et un champ de recherche permet de trouver une application par son nom.
Le lanceur d'applications est un changement distinct. Il remplace l'ancien widget de menu principal par un écran de lancement, le schéma que les téléphones et macOS utilisent depuis des années.
La liste des tâches a appris à compter. Les icônes d'application portent désormais une pastille indiquant combien de fenêtres cette application a ouvertes, et un menu contextuel gère ces fenêtres une par une.
Les captures d'écran changent aussi. En prendre une ouvre maintenant une boîte de dialogue qui propose d'ouvrir l'image dans un éditeur ou de la copier dans le presse-papiers. Alt et Impr écran ensemble capturent une zone choisie au lieu de tout l'écran.
Tout cela tourne sur Wayland, avec le gestionnaire de fenêtres labwc. C'est à noter si vous maintenez un logiciel qui présupposait X11 sur un Pi.
Le Control Centre et ses préréglages
Les réglages des nouveautés se trouvent au même endroit. Le Control Centre est organisé en pages.
| Page | Ce qu'elle règle |
|---|---|
| Dock | Couleur, position et taille des icônes |
| Widgets | Widgets du bureau |
| Defaults | Trois préréglages : Dock, Taskbar et Dock, ou Taskbar |
| Shortcuts | Raccourcis clavier |
| Desktop | Apparence du bureau |
La page Defaults est celle vers laquelle il faut aller d'abord. Elle permet de choisir le nouveau dock, l'ancienne barre des tâches, ou les deux ensemble. Toute la refonte peut donc être désactivée en un clic.
Une option plus légère pour les petites cartes
Le changement dont la raison technique est la plus claire est aussi le moins visible. Le fond du bureau est normalement dessiné par le gestionnaire de fichiers. La mise à jour ajoute une option pour confier ce travail à swaybg, un petit programme dédié, qui consomme moins de mémoire.
Raspberry Pi le recommande pour les systèmes de moins de 2 Go de RAM. Cela concerne beaucoup de cartes encore en service, et c'est le genre d'arbitrage qui compte quand le bureau se dispute la mémoire avec votre propre processus.
Ce que cela signifie pour les développeurs
Si vous livrez une application de bureau pour le Pi, testez-la contre labwc sur Wayland plutôt que contre votre souvenir de l'ancien bureau. Le dock, le lanceur et les compteurs de fenêtres sont autant de surfaces nouvelles où votre application apparaît. Une application qui définit un type ou un titre de fenêtre inhabituel casse là en premier.
Si vous construisez des images ou des bornes, lisez la page Defaults comme un interrupteur de compatibilité. Un parc qui attend une barre des tâches en bas de l'écran peut en garder une, et figer ce choix dans votre image coûte moins cher que de réapprendre aux utilisateurs ou de réécrire la documentation.
L'option swaybg mérite une vraie mesure sur les cartes contraintes. Moins de 2 Go de RAM est le cas que nomme Raspberry Pi. Si votre charge de travail est limitée par la mémoire sur une telle carte, retirer au gestionnaire de fichiers le dessin du fond d'écran est de la marge gratuite. Mesurez avec votre propre processus en marche, pas sur un bureau inactif, car un bureau inactif n'est pas la situation qui vous intéresse.
Le signal plus large porte sur le Pi qui mûrit comme ordinateur de bureau et plus seulement comme carte. Un dock, un lanceur et une application de réglages sont le mobilier d'une machine polyvalente. Que Raspberry Pi les livre en option, l'ancienne disposition à un clic, est une façon raisonnable d'avancer sans casser la base installée.
Sources
Articles liés

Un firmware open source démarre sur une carte de bureau AMD grand public
Coreboot et l'openSIL d'AMD tournent désormais sur la MSI B850P, une vraie carte de bureau AM5. Cela réduit de 79,1 % le code de firmware fermé, mais c'est un produit payant, pas un téléchargement gratuit.

Nouveau démarre sur le DGX Spark GB10 de Nvidia, officieusement
Un ingénieur de Red Hat a fait fonctionner le pilote open source Nouveau et NVK sur le DGX Spark GB10 de Nvidia. Il a fallu environ 100 correctifs, et l'intégration en amont n'est pas encore réglée.

Asahi Linux prend désormais officiellement en charge les Mac M3
Asahi Linux a intégré la prise en charge des M3, M3 Pro et M3 Max à son installateur. Le Wi-Fi, l'USB 3 et le décodage AV1 fonctionnent. La veille, le HDMI et la 3D rapide, non.